Lescodesontchange

5 octobre 2012

Le mondain chronique

Publié par lescodesontchange dans Non classé

N’avez vous jamais connu dans votre entourage de garçon, qui tout en ayant une vie privée déjà bien remplie, ne peut se passer de ses amis, de ses relations ? Raphaël est notre homme.

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Raphaël, agréable cadre dans la fonction publique, est marié avec Marine, charmante bibliothécaire de 36 ans. Raphaël a tout pour être heureux, une belle voiture, une belle maison cossue, une épouse radieuse mais il a un seul souci … Il ne sait pas rester seul.

Alors bien sûr, Raphaël a toujours été très entouré : Déjà très populaire dès l’école primaire, il a toujours eu l’âme d’un leader. Sa vie s’est construite autour de sa popularité : être le meilleur à l’école, être l’enfant modèle dont rêve tous les parents, être ensuite en grandissant le plus courtisé, être le plus affable et sympathique en soirée, être au cœur des réseaux qu’ils soient réels ou fictifs…

Alors, me direz-vous, où est le problème ? Le problème c’est qu’à force de tout donner pour ses relations, notre mondain chronique en oublie parfois son couple … Et Marine n’hésite pas à le lui faire savoir !

Un vernissage proposé à la dernière minute … Raph’ passe une veste et arrive ; un copain (ou une copine) qui déprime … « Mister relationnel » débarque avec rafraichissements et friandises ; une soirée clubbing à l’autre extrémité du département : « C’est pas grave, je ferai la grasse mat dimanche matin.. ». Bref, notre mondain est aimé de ses proches mais en contrepartie, il le leur rend bien : Il est toujours le premier à rendre service, son père le réclame pour refaire (pour la deuxième fois cette année) la terrasse … Qu’à cela ne tienne, il sera disponible dès 6 heures du matin.

Notre mondain chronique n’a pas que des amitiés viriles et « familiales », il est aussi à ses heures perdues le conseiller gentleman de ces dames. Combien de copines sont venues pleurer à chaudes larmes dans ses bras, suite à une rupture amoureuse, un décès familial, une overdose de boulot ? Elles n’hésitent d’ailleurs pas à clamer : «  Raphaël, c’est le meilleur confident que l’on puisse avoir, toujours une oreille attentive, souvent ironique mais toujours prêt à donner LE petit tuyau qui va changer la donne ! ». Autant vous dire que notre couple si  (trop) sympathique est rarement seul. Ils se réservent quand même de nombreux voyages en amoureux, mais trop peu au regard de Marine ; qui aimerait bien garder son « superman » pour elle toute seule parfois.

Pourtant souvent, ça l’arrange la Marine : Elle n’hésite pas à inviter ses copines qui, en tant ordinaire, seraient vexées de se retrouver avec un « traite » de la gente masculine. Et bien là non : «  Raph’, c’est un peu comme un pote homo, on peut parler chiffon et cul avec lui, il écoute sans tortiller… ». Homo, faut pas exagérer non plus, n’est-ce pas Marine ? Car avant de filer le parfait amour avec elle, Raphaël a longtemps erré à la recherche de l’âme sœur. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’à l’instar de sa popularité amicale, il avait aussi une certaine popularité « amoureuse ».

Forcément un mec aussi gentil, attentionné et boute-en-train, c’est un peu la panacée de réussir à le trouver. Et surtout, ce qui rebute Marine au plus haut point c’est sa compassion avec ses ex, ce que ce dernier a du mal à comprendre. Et pourquoi pas : « Une histoire finie ne peut-elle pas être le début d’une belle amitié ? ».  A voir… Autre débat de société !  

Alors, malgré sa gentillesse et son désir de ne jamais faire de peine à quiconque, Raph’ a du mettre de nombreux « râteaux » et laisser de nombreuses filles dans le désarroi.  Et oui, plaire c’est bien, mais après encore faut-il assumer son succès et savoir dire non. Il semble vraiment que son problème « number one », c’est qu’il ne sait pas dire « NON ». « Non », à la fille qui le colle et dont il a juste pitié ; « non » à son pote boulet qui lui propose un plan foot-bière-canapé tous les vendredis soirs ; « non » à une amoureuse éconduite qui menace de se suicider en pleine nuit s’il ne « la délivre pas de son amour … ». Alors, bien souvent il se retrouve coincé. Combien de fois avant Marine, est-il sorti avec des filles, sympathiques certes, mais dont il ne voulait pas, juste par pitié ? Combien de fois a t-il du céder à des chantages amicaux de la part de certains amis névrosés qui le prenaient inconsciemment pour leur psy ?

Alors est-ce que ce besoin d’être toujours aimé et entouré cache un mal être ? Il semble, que Raphaël soit juste quelqu’un d’extrêmement gentil et dévoué qui aime faire plaisir et rendre service, mais attention à ne pas trop en faire !

L’histoire nous donne-t-elle des exemples probants et marqués de mondain chronique ? De nombreux artistes, peintres, sculpteurs, romanciers, poètes ont eu une vie sociale bien remplie. Ainsi, comment ne pas comparer notre Raphaël au talentueux Léonard de Vinci, homme à la vie sociale « exemplaire ». Léonard de Vinci a eu beaucoup d’amis qui sont reconnus dans leurs domaines respectifs ou ont eu une influence importante sur l’Histoire. Il s’agit notamment du mathématicien Luca Pacioli avec qui il a collaboré pour un livre, César Borgia, grand seigneur italien, au service duquel il a passé deux années, Laurent de Médicis et le médecin Marcantonio della Torre. Il a rencontré Michel-Ange dont il a été le rival et a témoigné une « connivence intime » avec Nicolas Machiavel. Parmi ses amis, se trouvent également Franchini Gaffurio et Isabelle d’Este, noble italienne et figure de proue de la Renaissance italienne. Il était également ami de l’architecte Jacopo Andrea da Ferrara  jusqu’à son assassinat. Au-delà de l’amitié, Léonard garde sa vie privée secrète. De son vivant, ses capacités extraordinaires d’invention, son « exceptionnelle beauté physique », sa « grâce infinie », sa « grande force et générosité », la « formidable ampleur de son esprit », telles que décrites par Vasari, ont attisé la curiosité. A l’instar de notre mondain, Léonard arrivait-il parfois à se retirer de cette pléiade « d’amis » qui le courtisait ?

Nous pourrions multiplier les exemples, mais la question resterait quand même posée : Les codes ont ils changé ?

Charlotte

Une Réponse à “Le mondain chronique”

  1. marionchocolat dit :

    On e connait des tas, mais est-ce vraiment de la gentillesse? selon les personnes, je crois que ça pourrait être aussi soit de la passivité, soit le besoin d’être aimé et reconnu malgré tout, ou la peur d’être seul comme tu le dis, ou tout simplement un lion qui ne sait vivre que dans la lumière !

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