Lescodesontchange

1 décembre 2012

La pie voleuse

Publié par lescodesontchange dans Non classé

Lors d’une soirée dépôt-vente de bijoux chez mon amie Karine, j’ai eu « la joie » de revoir Séverine et sa sœur Chloé.

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Séverine est une jolie rousse approchant les 35 ans qui n’a pas la langue dans sa poche. Séverine aime parler, se mettre en avant, raconter ses multiples mecs « qui, dès que la Saint Valentin approche, rappellent comme des étourneaux revenus de leur migration ».

Mais ce que Séverine affectionne tout particulièrement c’est le vol ! Alors certes, ce trait de caractère, elle ne s’en vante pas mais quand même. Au beau milieu de notre vente de bijoux, je fais remarquer à Chloé que le premier collier doré avec les pompons verts lui allait très bien et là je sors un innocent : «  Réessaie-le, il t’allait très bien au teint ! ». Que n’ai-je pas fait ? Le collier n’est plus sur la table. Dès lors nous nous acheminons toutes dans le séjour à la recherche du précieux collier. Mon amie Karine dit  alors : « Il n’a pas pu disparaître, il doit être quelque part » … Et bien non.

Malgré toutes nos recherches, le collier reste introuvable.  Le lendemain, j’appelle Karine qui me signale que lors d’une  précédente sortie au resto corse, c’est son ipod dernier cri, qui a mystérieusement disparu. Et devinez qui était présente au resto : Séverine !

Alors, malgré toute la compassion que j’ai pour cette femme, je ne peux accepter son comportement. C’est sur, elle a toujours galéré avec ses deux filles à charge, le père absent et ses problèmes de santé, mais tout de même. Là ça devient flagrant ! Notre pie voleuse, loin de s’émouvoir de ces objets disparus, cherche avec nous mais sans grande conviction. Ce qui est le plus marquant, avec le recul, c’est que loin de s’en faire, elle continuait durant toute la vente à essayer bijou sur bijou, cumulant à son bras, bracelets, cordons, colliers et sautoirs à son cou en paradant devant le miroir. Moi, à 4 pattes, derrière le canapé de Karine, je tentais de retrouver ce maudit collier !

Bref, notre pie voleuse n’est pas gênée, bien au contraire. Et quand j’y songe, dans le plus profond de ma mémoire, comment ne pas songer à tous mes petits jouets et bijoux d’enfants, « perdus », chez mes parents les mercredis après-midi où, je vous laisse deviner qui venait jouer aux poupées avec moi ?! Encore Séverine ! Mais sans aller jusqu’au procès d’intention (oui, on en est pas loin), cette «  bonne copine » n’est-elle tout simplement pas kleptomane ?

L’Histoire a souvent connu des voleurs de hauts faits. Comment ne pas songer au célèbre Gaspard de Besse ? Gaspard (né Bouis) de Besse est né à Besse-sur-Issole le 9 février 1757. La légende qui marqua l’entrée de Gaspard Bouis dans la clandestinité colporte deux versions. Suivant l’une ce serait en aidant un évadé du bagne qu’il prit le maquis, devint son complice et finit par former une bande de hors-la-loi. Suivant l’autre, une nuit alors qu’il s’amusait avec des amis dans une petite auberge, après avoir trop bu, il signa involontairement son engagement dans l’armée du roi. Le lendemain, retrouvant sa lucidité et réalisant ce qu’il avait fait, il déserta et partit se cacher dans les montagnes avec ses amis.  Son repaire aurait été une grotte du Mont Vinaigre. D’abord soutenue par la population, la petite bande se lasse rapidement de cette vie, et se met alors à vivre d’expédients et de rapines tout en respectant ceux qui les avaient aidés. Le but de Gaspard de Besse est, dès le départ, très clair. En effet, avec l’aide de ses compères, il désire faire fortune rapidement mais sans violence, par la ruse, la malice et la séduction et surtout afin de donner aux plus démunis. Il se spécialisera également dans les guets-apens le long du Col de l’Ange, étape obligée pour les diligences, avant d’arriver à Cuges. Sa devise était :  » Effayez mais ne tuez jamais « .

Ses généreuses dépenses au profit des plus pauvres (d’où son surnom de « Robin des Bois  provençal ») ainsi que sa préférence à dépouiller les étrangers de passage assurent sa célébrité et contribuent à forger sa légende. Ce brigand, aimé du peuple, sera jusqu’au bout soutenu par les Provençaux. Gaspard de Besse n’aura jamais tué ni blessé quiconque. Il sera néanmoins condamné pour l’exemple pour « crime de vol sur grand chemin avec armes ». À ce titre, il subira le supplice de la roue devant une foule émue, et sa tête coupée sera clouée à un piquet le 25 octobre 1781.

Il y a quelques jours, j’ai appris par Karine, que notre chère Séverine était inculpée pour vol dans une parfumerie … Je ne me réjouis pas de cette nouvelle même si le célèbre dicton « Bien mal acquis ne profite jamais » me vient à l’esprit comme la question rituelle : Les codes ont-ils changé ?

Charlotte

 

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