Lescodesontchange

21 décembre 2012

La mariée de demain (ou d’hier …)

Publié par lescodesontchange dans Non classé

Qui n’a pas dans son entourage, une mariée de demain, véritable princesse des temps modernes qui, ayant longtemps attendue son prince charmant, s’apprête à entrer dans la rituelle phrase de fin : « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants … ». Amélie est notre princesse.

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En ces périodes presque hivernales et à l’approche des fêtes de fin d’année, les mariages se font plutôt rares. D’une manière générale, le mariage, sujet hautement polémique actuellement, semble sur le déclin avec les unions libres et les PACS mis en place à la fin du siècle dernier. Pourtant, certains irréductibles, ne veulent pas se plier à cette mode durable, de l’union de deux personnes, sans trop de lien pour les retenir.

Quand Amélie nous a annoncé, il y a un an et demi que son « Toinou chérichou » l’avait enfin demandé en mariage, personne n’a été étonné : chacun se demandait plutôt comment « Toinou chérichou » avait fait sa demande. En effet, Amélie se refusait à une demande classique (comme ce copain qui a demandé sa future femme devant la Tour Eiffel à Paris sur un bateau-mouche) ou trop saugrenue (comme cet autre ami qui a demandé sa promise lors d’une partie de jambes en l’air, dans une improbable levrette). Non, « Toinou chérichou » devait assurer : Et c’est lors d’un séjour à deux dans un hôtel cinq étoiles, en pleine partie de golf qu’il a astucieusement glissé la bague de sa belle dans le 18ème trou du green. La surprise fut totale, la belle conquise et la réponse positive !

Amélie pouvait à présent se lancer dans les préparatifs qu’elle attendait depuis toujours, ceux de son mariage. Rien ne serait trop beau pour ce moment afin que ni elle, ni lui, ni tous les invités présents ne puissent oublier ce moment magique. La salle fut donc choisie, dans une ancienne demeure seigneuriale de la région : entouré de vignes toujours exploitées, fleuri à souhait et possédant un décor à la hauteur du prix payé par le futur marié, le lieu ferait rêver toutes les princesses qui dormaient en chacun des convives.

L’étape du traiteur fut aussi une rude épreuve : Amélie parvint à faire craquer plus d’un maître d’hôtel avec ses exigences : « Mais Mademoiselle, ce n’est pas possible, comment voulez-vous que je réalise une cascade de champagne ? Il y aurait de la mousse partout ! ». Finalement, le traiteur fut trouvé car l’équipe plaisait à Amélie par sa simplicité et par l’impressionnante liste de mariage réussie qu’il avait pu lui montrer sur photos. Elle s’y voyait déjà !

Même si « Toinou chérichou » n’était pas toujours d’accord avec les choix parfois trop luxueux de sa belle, il avait du se faire une raison : ce jour devait être parfait, il fallait donc choisir le mieux. Et donc, malgré ses tentatives, les prestataires s’accumulaient : « J’ai un copain qui se lance dans la photo, il a proposé de nous faire le mariage gratuitement ! – Réponse d’Amélie : Hors de question, j’ai déjà trouvé un maître artisan photographe de renom. Tu imagines si nos photos sont ratées ??!! On ne peut pas prendre le risque » ; « Mon oncle a acheté une caméra numérique et … – Réponse d’Amélie : Pas la peine, j’ai aussi trouvé un caméraman professionnel qui a déjà fait douze mariages dans le château où on va se marier ! » ; « Ma mère m’a dit qu’elle pouvait faire des petits napperons pour décorer les tables et des serpentins pour mettre … – Réponse d’Amélie : Tu plaisantes ?? J’ai pris la décoratrice du château, elle connaît bien les lieux, c’est important ! » ; « Serge a proposé de nous faire la musique pour toute la soirée. Il avait mis le feu à l’anniversaire d’Elisa ! – Réponse d’Amélie : Non, mais attend, tu cherches vraiment à me contrarier ? Tu veux qu’on passe l’intégrale de Patrick Sébastien à notre mariage ?? Non, j’ai déjà trouvé la perle rare et il ne nous fera pas « tourner les serviettes », lui ! ».

Heureusement, « Toinou chérichou » est compréhensif : il a compris que sa petite Amélie voulait un mariage parfait, non pas pour impressionner la galerie, mais vraiment car son rêve de petite fille était en train de se réaliser. Alors, amoureux et sentant qu’il était quand même considéré comme le prince charmant aux yeux de sa belle, il l’a laissé faire : cérémonie civile, cérémonie religieuse, faire-part, dragées, robe de mariée, costume, tenue des demoiselles d’honneur, … Sa future femme a tout orchestrée pour faire partager à tous ce beau moment.

L’union de deux personnes a toujours existé dans les plus anciennes civilisations connues. La présence d’une alliance apparaît chez les Romains qui s’unissaient lors des fiançailles avec un échange d’anneaux métalliques. Ce sont bien entendu les religions monothéistes principalement qui ont portées haut en couleur le mariage : les chrétiens en faisant même un des sept sacrements dès le Moyen-Age. Mariage d’amour, mais aussi et souvent dans les catégories supérieures de la société mariage de raison (ou mariage politique) qui permettait d’agrandir une fortune, ou un patrimoine terrien, ou encore de sceller une alliance entre les plus puissants : pour ce dernier point, les exemples ne manquent pas mais celui d’Aliénor d’Aquitaine est le plus marquant : Duchesse d’Aquitaine, elle épouse successivement le roi de France Louis VII, à qui elle donne deux filles, puis Henri Plantagenêt, le futur roi d’Angleterre (Henri II), renversant ainsi le rapport des forces en apportant ses terres à l’un puis à l’autre des deux souverains.

Demain, à 14h, nous entrerons donc dans la mairie où Amélie et « Toinou chérichou » se marierons devant nous. Certains trouveront leurs efforts ringards, dépassés et rétrogrades ; d’autres profiteront de ce moment pour parler du mariage pour tous et se lanceront dans de vifs échanges toujours présents lors de ces grandes réunions ; d’autres, comme moi, resteront admiratifs et ébahis devant ce spectacle digne des plus beaux contes de fées. Oui, pendant quelques minutes, quand ils arriveront au château et que nous les accueillerons avec nos flambeaux dans les mains, dans le froid glacial de l’hiver naissant, chacun aura un sourire aux lèvres devant tant de magie et peut être que certains se poseront la même question que moi : les codes ont-ils changé ? 

César

15 décembre 2012

La buse « libérée » ?

Publié par lescodesontchange dans Non classé

N’avez-vous pas dans votre entourage cette jeune femme, belle et intelligente qui ne tombe que sur des loosers sans aucune valeur ? Lisa est notre vedette.

La buse

Lors d’une soirée filles, en compagnie de ma chère Lisa j’ai pu analyser le phénomène de près. Lisa, ravissante brune trentenaire, n’en est pas à son coup d’essai avec les hommes.  Malgré son sourire ravageur, ses yeux pétillants et ses courbes plus qu’avantageuses, Lisa collectionne les toccards. Lors de cette soirée dans une boîte branchée, notre buse libérée me rejoint accompagnée de deux amies. Toutes trois célibataires, le son envivrant et l’alcool aidant nous nous amusons comme des petites folles. Soudain, certainement grisée par les quelques verres de Mum engloutis, Elisa prend les choses en main «  la chasse est lancée ». Quelques tours de pistes plus tard, elle repère Le mec qu’elle veut, loin d’être farouche, elle se frotte intentionnellement à lui sur l’air entêtant de « Titanium ». Cinq minutes plus tard, voilà notre « play-boy » qui l’embarque dans un zouck improbable sur des musiques plus proches d’ACDC que de Francky Vincent. Et voilà, l’affaire est emballée. Notre buse libérée est comblée et nous clame haut et fort, que « pas ce soir, mais demain,  elle ne dormira pas seule ».

La soirée à peine entamée avec Jérôme, celui-ci n’hésite pas à prévenir notre intrépide célibatatante qu’il ne souhaite pas s’engager. Elle, à son tour le rassure sur son dèsir de rester « libre ». Pourtant,dès le lendemain, au détour de notre discussion, après avoir vu avec elle, la lingerie adéquate, le centre d’épilation le plus proche et le petit pull qui fera toute la différence, Lisa, me lance un «  tu sais, même s’il ne veut pas s’engager, je sens qu’après notre nuit, il va me rappeler, je vois en lui  plus qu’un simple plan cul… ». Mais bien sûr ! Je lui fais remarquer que depuis sa séparation d’avec Pablo, elle qui semble ne rechercher que des plans cul plus ou moins réguliers, collectionne en fait les loosers.

Certes, ils ont au moins le respect de ne pas lui promettre le mariage et tout le tutti, mais mince, un peu de délicatesse et de tendresse ne peut pas faire de mal. Alors certes, notre buse libérée, malgré son air détaché, au fond d’elle même, ne recherche en fait qu’une simple et unique chose : un amour partagé. Car oui, à trente ans, c’est sympa de collectionner les mecs, de « chasser » tel un rapace à la vue d’une nouvelle proie, de papillonner sans se fixer, mais à la fin, cela peut devenir usant. Et notre buse, malgré sa force de caractère montre ici un signe de faiblesse. Certes, elle ne voyait peut être pas en Jérôme l’homme de sa vie, mais elle avait envie au moins de qelqu ‘un qui puisse lui tenir compagnie, lui offrir des marques de tendresse et d’attention, lui offrir en quelque sorte ce qu’aucun homme n’a réussi à lui offrir jusqu’à présent. Alors, oui elle s’est « blindée », elle dit qu’elle ne veut pas tomber amoureuse, qu’elle veut profiter à fond de sa vie de célibataire (une semaine sur deux lorsqu’elle n’a pas la garde de sa petite fille) mais au fond, elle n’attend qu’une chose : que Jérôme la textote. Ce soir, au téléphone, j’ai senti notre buse blessée ; malgré leur nuit agitée et prometteuse, elle n’a pas reçu un seul message depuis leur ultime et unique soirée dans son antre.

Songeons à l’histoire d’amour chaotique entre deux génies de la littérature : Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre. Dés le départ, Simone, femme liberée avant-gardiste, symbole de l’émancipation fémine est fascinée par le ponte philosophe Jean Paul Sartre. Elle sera pour lui son « amour nécessaire » en opposition aux « amours contingentes » qu’ils vivent. Elle décrit aussi sa relation avec Sartre en la qualifiant de totale réussite. Pourtant, bien que la relation qui les unit soit toujours aussi passionnée, ils ne sont plus un couple au sens propre du terme, et ce depuis longtemps, même si Beauvoir laisse entendre le contraire à ses lecteurs. Ce couple demeurera à jamais un couple de légende, symbole de l’amour moderne où pourtant les amours contingentes engendraient jalousie, perversité, mensonge et voyeurisme. Car, même si par amour pour lui, Simone accepta et pris part à cet amour libéré et moderne, elle ne devait rêver, au plus profond d’elle-même, qu’à un amour exclusif. D’ailleurs elle clôture un de ses livres par ces mots « « Sa mort nous sépare. Ma mort ne nous réunira pas. C’est ainsi ; il est déjà beau que nos vies aient pu si longtemps s’accorder ». Cette phrase ne résume t-elle pas le songe d’une trop belle histoire d’amour ?

Alors, oui, Lisa, est peut être une Beauvoir moderne, prônant une vie libre de toute entrave, et la question, ici semble ne pas se poser, malgré les années, les codes semblent, malheureusement ne pas avoir beaucoup changé …

Charlotte

7 décembre 2012

Les subtils intolérants

Publié par lescodesontchange dans Non classé

Qui n’a jamais croisé ces grands personnages, capable de vous faire de beaux et longs discours avec des mots fins et recherchés sur les discriminations et les dysfonctionnements de notre société ? Jean-Jacques et Sam sont nos hommes du jour.

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Jean-Jacques et Samuel ne se connaissent pas, pourtant de nombreux points les rapprochent : ils ont entre 30 et 40 ans, une vie de famille plutôt stable, un job intéressant où leurs compétences sont largement mises en valeur. Ce qui les rapprochent aussi, c’est le fait que nous ne les considérons pas comme des amis, mais comme des connaissances plus ou moins éloignées (plutôt moins que plus d’ailleurs) : amis d’amis d’amis, collègues de bureau, voisins, … En fait, ils rentrent dans la catégorie « des cons qui nous entourent »… Et puis surtout ce qui les rapproche le plus, c’est leur grand discours sur la tolérance.

Combien de fois ai-je entendu Sam me parler de l’importance de se respecter les uns et les autres, même si on est tous différents ?  Parfois, à force d’entendre le même discours, je me sens obligé de lui demander si j’ai fait quelque chose qui lui aurait déplu : « Non, non, pas du tout, mais tu comprends c’est important de le dire car les gens oublient vite qu’il y a des personnes différentes qui vivent près d’eux … ».

Mais justement, pour reprendre ses termes, pourquoi parler de « personnes différentes » puisque le principe même de ses propos est de dire que nous sommes tous les mêmes ?! Nous arrivons ainsi à une autre caractéristique de nos subtils intolérants : la contradiction. Capables de vous dire quelque chose et son contraire dans la même journée, voir pour certains dans la même heure, et pour les plus grands champions : dans le même phrase !

Ainsi, Jean-Jacques, mon voisin, se targue-t-il d’être un républicain convaincu, féru de liberté et de laïcité (et oui, c’est un prof !). Cela ne l’empêche pas de placer au détour d’une belle phrase, une vacherie bien cinglante sur ses élèves de confession religieuse apparente : Oui parce que tu comprends dans mon lycée, on fait très attention à tous les symboles religieux aussi bien sur les élèves que sur les adultes. Tu comprends, on est dans un établissement laïc et donc on peut pas se permettre de faire n’importe quoi. Mais par contre, ce qui me dépasse, ce sont les gamins qui viennent à la cantine et qui ne bouffent pas la viande parce qu’elle est pas abattue selon les rites religieux … Mais quel bande d’imbéciles, ils comprennent rien à la vie : ils se font aspirer par la religion … Ils n’ouvrent pas les yeux !! ». Et lui, ce pédagogue averti à la tolérance vacillante, les ouvre-t-il les yeux quand il tient des propos pareils ? Ses élèves l’oblige-t-il à manger des choses qu’il n’aime pas ou qu’il ne veut pas ? Alors oui, la religion est parfois arriérée et rétrograde, mais chacun n’est-il pas libre de faire ce que bon lui semble sans que quelqu’un vienne le juger ?

Et que dire quand le Jean-Jacques ajoute : « Et puis, est ce que c’est normal qu’il nous file du poisson à la cantine tous les vendredis ?? Je croyais qu’on était dans un lycée public ». Je préfère alors tourner les talons plutôt que de lui rétorquer : « Mais qu’est ce que ça peut te foutre ?? Il est religieux le poisson ? Oui les chrétiens en mangeaient le vendredi saint (quelques jours avant Pâques) pour célébrer la mort de leur dieu, mais cette généralisation du poisson du vendredi relève plus de la tradition populaire que de la religion ! Le problème de ces subtils intolérants à la sauce laïque, c’est qu’à trop en faire, ils en viennent à asséner de vraies discriminations blessantes et marquantes pour certains.

Mais revenons à Sam : lui aussi a montré son vrai visage l’année dernière à l’approche des fêtes de fin d’année. Le comité de l’entreprise avait décidé de décorer les couloirs des bureaux avec des guirlandes, des boules, des faux pères noël, des affichettes « Joyeuses fêtes » et un superbe sapin très orné ! Notre subtil intolérant s’est alors affiché sous son vrai jour : « C’est un scandale ! Comment avez-vous osé mettre ça ! Et comment vous réagiriez si on mettait des signes d’une autre religion !! ». Il a fallu alors lui expliquer avec calme et diplomatie que d’une part les affiches « bonnes fêtes » concernaient toutes les fêtes de fin d’année, toutes religions confondues, qui sont plus des traditions qu’autre chose dans nos pays occidentaux ; d’autre part que le sapin est un symbole païen ; et enfin que le père noël est une invention de Coca Cola pour augmenter ses ventes dans ces périodes festives de fin d’année.

On pourrait pourtant croire  que les conflits religieux sont lointains : en Europe, ils ont ensanglanté la vie des gens au XVIème  siècle avec notamment les guerres de religion entre catholiques et protestants. A cette époque, certaines religions comme le judaïsme était victime de persécutions. Ce sont les Provinces-Unies qui avaient ouvert la voie de la tolérance en autorisant tous les cultes sur son territoire. De nos jours, les conflits entre religions persistent mais sont souvent un prétexte qui cache des conflits territoriaux ou économiques …

Alors, que faire face à ce genre d’individus ? Pourquoi ne comprennent-ils pas que leur excès de « tolérance » entraine plus de rancœur qu’autre chose ? J’entendais hier encore, un collègue dire de Sam : « Tiens la fin de l’année approche, il va nous ressortir son baratin l’autre con de … ». Non, lui ai-je dis. Tu ne peux pas dire ça sur Sam. S’il s’est révélé antipathique à nos yeux ce n’est pas pour sa religion, ou pour ses prises de position subtilement intolérantes, mais bien parce que c’est un con. Et une chose est sûre : certains codes ne sont pas pret de changer !

César

1 décembre 2012

La pie voleuse

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Lors d’une soirée dépôt-vente de bijoux chez mon amie Karine, j’ai eu « la joie » de revoir Séverine et sa sœur Chloé.

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Séverine est une jolie rousse approchant les 35 ans qui n’a pas la langue dans sa poche. Séverine aime parler, se mettre en avant, raconter ses multiples mecs « qui, dès que la Saint Valentin approche, rappellent comme des étourneaux revenus de leur migration ».

Mais ce que Séverine affectionne tout particulièrement c’est le vol ! Alors certes, ce trait de caractère, elle ne s’en vante pas mais quand même. Au beau milieu de notre vente de bijoux, je fais remarquer à Chloé que le premier collier doré avec les pompons verts lui allait très bien et là je sors un innocent : «  Réessaie-le, il t’allait très bien au teint ! ». Que n’ai-je pas fait ? Le collier n’est plus sur la table. Dès lors nous nous acheminons toutes dans le séjour à la recherche du précieux collier. Mon amie Karine dit  alors : « Il n’a pas pu disparaître, il doit être quelque part » … Et bien non.

Malgré toutes nos recherches, le collier reste introuvable.  Le lendemain, j’appelle Karine qui me signale que lors d’une  précédente sortie au resto corse, c’est son ipod dernier cri, qui a mystérieusement disparu. Et devinez qui était présente au resto : Séverine !

Alors, malgré toute la compassion que j’ai pour cette femme, je ne peux accepter son comportement. C’est sur, elle a toujours galéré avec ses deux filles à charge, le père absent et ses problèmes de santé, mais tout de même. Là ça devient flagrant ! Notre pie voleuse, loin de s’émouvoir de ces objets disparus, cherche avec nous mais sans grande conviction. Ce qui est le plus marquant, avec le recul, c’est que loin de s’en faire, elle continuait durant toute la vente à essayer bijou sur bijou, cumulant à son bras, bracelets, cordons, colliers et sautoirs à son cou en paradant devant le miroir. Moi, à 4 pattes, derrière le canapé de Karine, je tentais de retrouver ce maudit collier !

Bref, notre pie voleuse n’est pas gênée, bien au contraire. Et quand j’y songe, dans le plus profond de ma mémoire, comment ne pas songer à tous mes petits jouets et bijoux d’enfants, « perdus », chez mes parents les mercredis après-midi où, je vous laisse deviner qui venait jouer aux poupées avec moi ?! Encore Séverine ! Mais sans aller jusqu’au procès d’intention (oui, on en est pas loin), cette «  bonne copine » n’est-elle tout simplement pas kleptomane ?

L’Histoire a souvent connu des voleurs de hauts faits. Comment ne pas songer au célèbre Gaspard de Besse ? Gaspard (né Bouis) de Besse est né à Besse-sur-Issole le 9 février 1757. La légende qui marqua l’entrée de Gaspard Bouis dans la clandestinité colporte deux versions. Suivant l’une ce serait en aidant un évadé du bagne qu’il prit le maquis, devint son complice et finit par former une bande de hors-la-loi. Suivant l’autre, une nuit alors qu’il s’amusait avec des amis dans une petite auberge, après avoir trop bu, il signa involontairement son engagement dans l’armée du roi. Le lendemain, retrouvant sa lucidité et réalisant ce qu’il avait fait, il déserta et partit se cacher dans les montagnes avec ses amis.  Son repaire aurait été une grotte du Mont Vinaigre. D’abord soutenue par la population, la petite bande se lasse rapidement de cette vie, et se met alors à vivre d’expédients et de rapines tout en respectant ceux qui les avaient aidés. Le but de Gaspard de Besse est, dès le départ, très clair. En effet, avec l’aide de ses compères, il désire faire fortune rapidement mais sans violence, par la ruse, la malice et la séduction et surtout afin de donner aux plus démunis. Il se spécialisera également dans les guets-apens le long du Col de l’Ange, étape obligée pour les diligences, avant d’arriver à Cuges. Sa devise était :  » Effayez mais ne tuez jamais « .

Ses généreuses dépenses au profit des plus pauvres (d’où son surnom de « Robin des Bois  provençal ») ainsi que sa préférence à dépouiller les étrangers de passage assurent sa célébrité et contribuent à forger sa légende. Ce brigand, aimé du peuple, sera jusqu’au bout soutenu par les Provençaux. Gaspard de Besse n’aura jamais tué ni blessé quiconque. Il sera néanmoins condamné pour l’exemple pour « crime de vol sur grand chemin avec armes ». À ce titre, il subira le supplice de la roue devant une foule émue, et sa tête coupée sera clouée à un piquet le 25 octobre 1781.

Il y a quelques jours, j’ai appris par Karine, que notre chère Séverine était inculpée pour vol dans une parfumerie … Je ne me réjouis pas de cette nouvelle même si le célèbre dicton « Bien mal acquis ne profite jamais » me vient à l’esprit comme la question rituelle : Les codes ont-ils changé ?

Charlotte

 

21 novembre 2012

Le vieux singe contestataire

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Qui n’a pas dans son entourage cette personne qui, rien qu’en l’apercevant au loin, vous donne envie de prendre les jambes à votre cou, tant sa présence peut parfois vous insupporter … Vincent est notre homme.

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8h00 du matin, alors que je suis plutôt matinal (ça fait 5 minutes que je suis arrivé sur mon lieu de travail), je décide de mettre en avant ma ponctualité en traversant la salle principale, mais surtout pour prendre mon premier café de la journée. Et là, pas de chance, je tombe sur Vincent.

Vincent, plus proche de la soixantaine que de la cinquantaine, est l’employé le plus ancien de la boîte. Brillant cadre supérieur, il a connu toutes les réformes et les changements de notre entreprise. Certains se risquent même à dire qu’il l’a vu naître dans les années 1930, alors que la France était touchée par la plus grave crise économique qu’elle n’ait jamais connue.

Vincent, c’est le genre de gars plutôt discret sur sa vie privée : il vient toujours seul aux réunions où les familles des employés sont conviées et personne ne lui connaît une quelconque compagne. Vous imaginez donc que la plupart de ses collègues l’imagine homosexuel latent, s’appuyant  sur les vacances qu’il nous conte le midi : Thaïlande, Croatie, îles grecques, Périgord, … En plus, Vincent a la fâcheuse tendance à raconter qu’il part seul pour faire des rencontres amusantes ou originales ou avec son ami(e ?).  Du coup, à peine a-t-il prononcé le mot « mon ami(e ?) » que tous les doutes sont permis dans les esprits les plus pervers.

Pourtant, je suis persuadé que Vincent est plutôt un vieux garçon, homo ou hétéro, à vrai dire je m’en fous, pour qui le sexe est le cadet des soucis.

Non, le souci de Vincent, c’est qu’il a tendance à parler … Beaucoup. A peine sent-il qu’il a capté votre attention, qu’il se lance dans un monologue de folie contre tout ce qui le gène ou le dérange. Moi, il m’aime bien : c’est vrai que mes parents m’ont toujours dit qu’il fallait écouter et respecter les anciens. Alors, même si ce qu’il raconte ne me passionne pas, je fais semblant de m’intéresser. Et donc, il vient souvent me solliciter.

Mais, aujourd’hui, il me cueille à froid : je n’ose même pas introduire la pièce dans la machine à café par peur de le vexer et ainsi faire comme beaucoup de mes collègues : l’ignorer ! Foutue éducation bourgeoise de merde ! Au loin, je vois mes collègues qui se raillent de moi, à distance par peur de devoir entrer dans la conversation et miment : « Il t’a gaulé !! T’es bon pour une demi heure !! ».

En même temps, j’ai aussi cette faculté à réussir à m’évader mentalement quand quelqu’un raconte des choses qui ne me branchent pas : il suffit alors d’hocher la tête et de dire des « Ben ouais t’as raison ! » ; ou « C’est clair ! ». Et ça, ça marche plutôt bien avec Vincent.

 En effet, le vieux singe contestataire porte bien son surnom : Il passe son temps à se plaindre des changements et des nouveautés de la société. Une modification dans les horaires de son groupe ? Il va passer le repas du midi à nous seriner de son mécontentement et du fait que le patron ne prend pas en compte son avis. Un nouveau formulaire à faire remplir à nos clients ? Vincent passe me voir le papier à la main (comme il l’a fait avec quatre collègues avant moi) et se plaint de la charge de travail en plus. Un changement d’un outil informatique ? Vincent est scandalisé et hurle à qui le veut qu’il ne s’en servira pas tant que la direction ne lui aura pas donné la formation qu’il réclame pour l’équipe depuis longtemps.

C’est vrai que nous, contrairement à Vincent, on est pas trop contestataires : tant que la paye tombe à la fin du mois et qu’elle nous semble acceptable, on se comporte en bons petits soldats et on hausse pas trop le ton. Mais Vincent, qui a vécu de nombreuses grèves et reste un nostalgique de 1968, ne peut se taire et veut faire valoir (un peu trop souvent) ses droits.

Alors, c’est vrai que parfois le midi, quand il se lance sur un énième débat sur les dysfonctionnements de l’entreprise, on préfère ne pas le relancer et on détourne la conversation sur la dernière journée de foot ou les projets du week end. Mais quand Vincent se lève alors de table, ne sentant aucune oreille attentive, je me sens obligé de lui répondre pour montrer (faussement) mon intérêt : je l’imagine en fait le soir chez lui, tout seul, et ne pouvant raconter à personne ses problèmes ou angoisses de la journée …

Avec toutes ses connaissances et son expérience, Vincent me fait toujours penser à Aristote. Vous allez penser que la comparaison est plutôt flatteuse. Mais en fait, c’est surtout à une période de la vie d’Aristote à laquelle je pense : celle où il fut appelé en Macédoine, par le roi Philippe II pour s’occuper de l’éducation de son fils Alexandre (qui deviendra le célèbre Alexandre le Grand. Parfois, quand Vincent m’explique le fonctionnement d’un des rouages de notre société, je me sens comme Alexandre, en petit élève malgré mes trente ans. Je l’écoute sagement et je reste scotché devant tant de connaissances et de passion professionnelle. Aristote se plaint souvent durant cette période studieuse de la solitude qu’il habite. Pourtant, il épousera Pythias qui mettra fin à sa solitude et lui donnera un enfant. Combien de célèbres personnages historiques ont aussi gouté à la solitude, pourtant décrié par l’Eglise, notamment médiévale, qui favorisait le classique schéma familial.

Mais, Vincent semble loin de tout ça : il vit seul et sa famille, c’est nous, ses collègues de bureau. Nouveau schéma familial atypique ou original, dans tous les cas, la question se pose plus que jamais : les codes ont-ils changé ?

César

16 novembre 2012

La mère-poule version moderne

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Qui n’a jamais connu dans son entourage de maman hyper possessive, pour qui son rejeton est le symbole vivant, l’incarnation même de Dieu sur terre ? Brigitte est notre mère poule du XXI ème siècle.

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Brigitte, bonne vivante, pimpante, la cinquantaine bien tassée a tout pour être heureuse : Un mari aux petits soins, une maison luxueuse digne des plus belles villas du dernier « Elle décoration », une retraite aisée et surtout un fils qu’elle chérie plus que tout. Le problème, c’est que son fils n’est plus un enfant depuis fort longtemps, et que en plus, comble du comble, son fils chéri et adoré a trouvé sa moitié : Moi.

Et oui, Brigitte est la maman de César. Non loin d’être gênée par l’incommensurable amour qu’elle porte à César, je trouvais, au contraire, cet attachement maternel plutôt touchant. Une visite à l’improviste chez Brigitte et Fernand (le papa), et voilà notre bon gros pépère attablé, avec Brigitte à fond la caisse qui tente (avec brio) de préparer son célèbre lapin à la moutarde que César aime tant. A croire, qu’elle a toujours en stock, dans son immense cave, des lapins en prévision pour son chouchou.

Là où, par contre, son attachement m’agace, c’est lorsque César, tout très « tactless », me signale : «  Chérie, j’apporte deux ou trois chemises chez maman, j’ai besoin qu’elles soient BIEN repassées ! » ; « Non mais je rêve, pourquoi moi je repasse que les manches ??? » … Puis les petits reproches du style : « Ta fondue savoyarde quand même… Rien à voir avec celle de ma mère … ». GRRRR « S’il cherche la guerre, il va l’avoir la guerre ». Alors pourquoi lui en vouloir à elle, c’est plutôt à César que je devrais en vouloir me direz-vous ?!

Mais le souci, c’est que, Brigitte, même si elle m’adore, ne pourrait concevoir un seul instant de contredire son rejeton, quitte à faire passer ce dernier, la trentaine bien tassée, pour un ridicule fils à maman. Alors Brigitte accepte ses chemises, cède à ses quatre volontés, s’extasie devant les croûtes qu’il peint à ses heures perdues, trouve tout à fait normal qu’il arrive certains midis, à l’improviste et attend SON plat favori servi par SA maman.  Il faut dire aussi qu’avant de me connaître, César a bien profité de son célibat.  Qui est-ce qui faisait le lit du fiston après une nuit agitée avec Rachel, Sandrine ou Lucie ?? C’est notre mère poule bien sûr ! Qui était toujours présente pour cuisiner pour sa ribambelle d’amis qui venaient squatter pour «  la superbe piscine et la magnifique bouffe de ta mère » ? … Brigitte toujours.

Mais là où Brigitte m’exaspère vraiment, c’est en rapport des sobriquets stupides  et régressifs qu’elle donne à César. Choupinou, chouchou, mon petit Césario… et pourquoi pas mon lapinou en sucre tant qu’à faire ! (ah non, celui là elle préfère lui cuisiner …). Et lui, comme un petit animal fragile, il ne trouve rien d’anormal à ce que sa mère, « amie » avec lui sur le célèbre réseau social au fond bleu (???), fasse « d’énormes poutous à son petit césario d’amour pour sa reprise du boulot ! ». Non, mais il réalise qu’il va être la risée de tous NOS potes et de ses potes du boulot ?!

Alors, être une mère c’est certainement vouer un amour sans mesure à ses enfants, mais encore faut-il savoir et comprendre que ces derniers vont un jour s’envoler du nid et voler de leurs propres ailes.

Des Brigittes dans l’Histoire, il y en a eu. Comment ne pas songer à l’héroïne psychotique du roman l’Arrache Cœur de Boris Vian, Clémentine, qui, peu à peu, va pousser son amour jusqu’à éloigner complètement son mari, Angel de l’éducation de ses 3 fils. Elle s’imagine tout ce qui pourrait arriver aux enfants et essaie d’éviter cela. Elle estime que se priver pour eux des bons morceaux de repas, aller jusqu’à manger de la viande extrêmement avariée est une preuve d’amour à leur égard. Pour les protéger de tout, car tout est menace, elle fait déraciner les arbres du jardin, construire des murs, puis des cages. Elle prend toutes les précautions envisageables pour qu’il n’arrive rien de mal à ses trois garçons.

Alors sans en arriver à ce point extrême, Brigitte saura t-elle enfin accepter le fait que son fils soit devenu un homme et qu’il puisse réellement voler de ses propres ailes sans être materner à outrance … La question reste posée : les codes ont-ils changé ?

Charlotte

7 novembre 2012

La pimbêche chercheuse

Publié par lescodesontchange dans Non classé

Qui n’a pas dans son entourage cette personne hautaine et prétentieuse qui, sous prétexte de faire des recherches, se pense sur le toit du monde : Camilla est notre sujet d’étude.

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Paris, le mois dernier. Alors que nous passons par la ville des lumières pour la nuit, et pour prendre notre vol pour l’étranger le lendemain, nous sommes invités par Jean-Christophe : Ce viel ami nous a invité pour passer la nuit chez lui … Pardon, chez eux ! Car il profite de l’occasion pour nous présenter sa copine depuis deux ans : Camilla.

Cette dernière, provinciale d’origine, est venue s’installer à Paris pour ses études et n’en est plus partie. Depuis, elle a presque oublié ses origines pour uniquement mettre en avant son côté parisien : Il n’y a pourtant rien de pire qu’un provincial qui essaye de se raconter une vie entièrement parisienne, en essayant de magnifier la ville et ses multiples activités et en tentant de prendre un accent faussement pincé qui le trahit.

Brillante élève de l’école nationale des chartes, Camilla a néanmoins mis du temps à trouver sa voie dans l’enseignement : Après trois échecs au concours de recrutement, elle a finalement réussi à obtenir le concours et a rapidement été recrutée par une faculté du centre parisien. Mais, ces informations, ce sont des amis de Jean-Christophe qui nous les ont données : Camilla, elle, lors du léger apéritif de cette inoubliable soirée, nous a rabâché qu’elle avait fait la prestigieuse école des chaaaartes (bien insister sur le A de chartes qui donne un aspect parisien inéluctable, même si très déplaisant à chaque prononciation) : Nous avons eu droit à toutes ses vieilles histoires entre camarades, ses blagues potaches de bizutage, ses anecdotes de chercheurs, … Bref, un moment terrible où la moindre corde à portée de main peut vous pousser à commettre l’irréparable …

La soirée passe (longuement) et mon estomac (de goinfre) crie de plus en plus famine : Il faut dire que l’apéritif light qu’elle a du longuement préparé (chips sèches et quelques cornichons) est déjà digéré depuis un bon moment. Camilla, tout en continuant à raconter ses histoires, se déplace vers la cuisine pour préparer le repas : Jean-Christophe, nous glisse alors : « Elle est sympa, hein ? Bon, elle parle beaucoup, mais elle est sympa, non ? ».  Ce à quoi nous répondons par un hochement de tête positif même si assez convenu.

Je me glisse alors vers la cuisine et voit la maîtresse de maison en train de préparer l’entrée : Une salade de pâtes avec une boite de thon à la tomate … Le souci, c’est lorsque je me rends compte que l’entrée est en fait le plat unique … Et que la pimbêche chercheuse me lance : « Une boite de thon, c’est suffisant pour quatre ! Après, j’ai peur que vous soyez ballonnés pour votre voyage demain ! ».  Je pense alors : « Ballonné ? Moi ? Mais ta boÎte de thon, je m’en enfile une à moi tout seul quand le frigo est vide … ».

Je retourne donc au salon où Jean-Christophe finit de mettre la table. Il se sent obligé, à la vue de mon visage déconfit, de dire quelques mots réconfortants : « Tu sais, on a quand même une vie de fou ici. Camilla, malgré ça, garde une énergie folle : Après une journée de travail, elle  trouve l’énergie de faire les courses et de préparer un repas pour nous : Vraiment, je l’admire !! ». Lui, il est vraiment amoureux …

Mais parlons-en de son travail : Outre les six heures de cours hebdomadaire qu’elle dispense à l’université, Camilla passe son temps à la BNF (comprendre la Bibliothèque Nationale de France). C’est là qu’elle épluche des dossiers entiers d’archives sur les gens de mer du littoral breton au XVIème siècle : Un sujet passionnant sauf quand elle se met à décrire ses dernières trouvailles ennuyeuses pour les non-initiés, ses histoires sur le « petit » personnel des archives incompétent et forcément limités face aux potentiels des chercheurs présents avec elle dans la salle …

Mais le pire dans tout ça, c’est quand elle nous explique qu’elle n’est pas pressée de finir sa thèse car les allocations qu’elle perçoit sont très intéressantes et elle peut en bénéficier encore pendant quatre ans : « Donc pourquoi se priver ? En plus, une fois ma thèse terminée, j’enchaînerai sur une seconde thèse … J’ai déjà trouvé un nouveau sujet et un nouveau directeur qui me permettra d’obtenir une bourse de recherche encore plus importante … ». La pimbêche, alors que le pays est en pleine crise, elle ose en rire et nous dire sans aucune retenue qu’elle profite du système et de ses largesses.

Ce délicieux plat (rapidement) englouti et après un ramequin de boite de fruits, je décide de prétexter la fin de mon paquet de cigarettes pour descendre quelques minutes afin de trouver un buraliste : En fait, j’ai repéré un magasin de kebab en bas de chez eux qui comblera ma faim … Mais, Camilla, au moment de ma sortie, me lance alors un sermon sur les méfaits du tabagisme sur la sexualité. Avec un sourire très faux, je sors sans rien dire mais en pensant : « Je fume même pas, patate ! Je suis juste en train de mourir de faim sous tes yeux !!! ». Mais ça forcément, elle ne l’a pas compris, trop perchée dans ses hautes considérations d’historiennes.

Même s’il est très difficile de définir le terme de chercheur, à cause du nombre trop important de domaine d’étude, l’histoire nous a quand même donné quelques exemples de chercheurs dont les motivations étaient diverses : Nous ne reviendrons pas sur les humanistes que nous avons déjà traités dans un autre article, mais qui avaient pour but ultime la connaissance de tous pour tous ! Pierre et Marie Curie, eux, ont certes bénéficié de bourse pour leur travaux de thèse, mais quels travaux et quelles découvertes ! Galilée, passionné d’astronomie, révolutionne la pensée universelle en démontrant l’héliotropisme de notre système (les planètes qui tournent autour du soleil) : Ses seuls revenus étaient issus de ses enseignements … Albert Einstein a lui gagné un peu d’argent en donnant des conférences sur ses grandes découvertes, mais encore une fois des découvertes mondialement reconnues ! Tous ces chercheurs et ces scientifiques semblaient avoir l’amour commun de la découverte qui allait révolutionner le monde et se souciaient peu de l’argent.

Alors, nous ne généraliserons pas l’attitude de notre pimbêche chercheuse à tous les autres acteurs de la recherche, mais il faut bien avouer qu’en ces temps difficile, il est de plus en plus dur, de fermer les yeux sur des abus financiers  qui n’apportent plus grand chose aux civilisations et aux sociétés (« Les gens de mer du littoral breton au XVIème siècle » …) et qui permet juste la masturbation intellectuelle de quelques génies moderne de basses eaux qui, eux, ne se posent pas de questions sur leur attitude et encore moins celle ci : Les codes n’ont-ils pas trop changé ?

César

31 octobre 2012

La belle écervelée

Publié par lescodesontchange dans Non classé

Hier soir, au cours d’un repas chez nos amis Katia (notre « étrange étrangère » d’un précédent article) et Cyril, nous avons eu la surprise, à l’arrivée, de nous retrouver avec un autre couple d’amis. Parmi eux, dès les premières paroles, j’ai su que j’avais trouvé l’objet de mon prochain article : Constance.

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Constance  est une belle blonde de 39 ans (elle y tient à son dernier pas dans la trentaine), dynamique, extravertie, passionnée de tennis et très volubile. Dès son arrivée, je remarque que le compagnon de Constance, Hervé est beaucoup plus âgé. Mais bon, sur le coup rien de choquant. Sur le ton de la plaisanterie, à peine le premier verre de Bourbon servi, Constance n’hésite pas avec tact et diplomatie à dire qu’elle a hâte qu’Hervé (son taciturne mari) « casse sa pipe » pour profiter de l’héritage, et pouvoir se reconvertir à son tour en séduisante cougar !!! Soit… le repas est lancé !

Constance tout au long de sa soirée s’extasie et nous fait « rêver » sur sa vie mondaine : Son récent voyage au Bahamas, sa dernière parure Cartier (une véritable « folie » lors d’une balade un après-midi pluvieux), son manteau en fourrure acheté en souvenir du défilé YSL auquel elle a assisté dernièrement. Katia et moi restons bouche bée et je l’avoue, un peu envieuses devant tant de facilité. A l’écouter la vie semble si facile, si douce, et pourtant si matérialiste.

Mais là où notre belle écervelée fait fort, c’est lorsqu’elle commence à parler bouquins. Loin de se cantonner à son rôle de ravissante idiote, Constance ne peut s’empêcher d’avoir un avis sur tout, de disserter sur le dernier roman à la mode, et surtout d’en parler comme si c’était LA référence littéraire du moment : «  Vous comprenez, grâce à ce livre j’ai encore amplifié mes compétences (déjà considérables …  Regard complice vers César…Ah bon !!) sur l’histoire personnelle de Fidel Castro et le contexte économique de sa révolte … et bla bla bla » . Notre écervelée se transforme l’espace d’un instant en historienne avertie. Un instant seulement.

Plus tard, alors que j’explique mes mésaventures tendineuses suite à un match corsé de tennis, Constance, me recommande alors quelques cours particuliers avec son professeur fétiche qui la prend (mais dans quel sens ?!) 3 fois par semaine à son club de tennis huppé.

Le repas devient alors croustillant quand Hervé prend la parole : un petit détour par Prague et voilà notre septugénaire ( et oui quand même !) qui explique avec une honnêteté désarmante que lors d’un séjour à Bratislava, au moment de rentrer dans leur hôtel 5 étoiles, le groom leur a refusé l’accés, prenant Constance pour une ….disons femme de mauvaise vie ! Et Constance, tout sourire aux lèvres de rajouter : « C’est vrai qu’avec mes longs cheveux blonds, mon corps longiligne, mon vieux à mes côtés et ma fourrure en vison, je passais vraiment pour SA pute ! ». Alors, là, moi pour le coup, je dis bravo ! Autant de lucidité et de recul, ça m’épate ! Passer pour la pute de son mari, ça pourrait en choquer plus d’une … et bien Constance, elle en rit et elle n’hésite pas à le clamer haut et fort devant de parfaits inconnus.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises : Constance décide alors d’évoquer sans pitié, sa copine « Valou », sous l’emprise d’un garçon sans le sou ( simple kinsésithérapeuthe !!!) à qui elle donne des cours de barre au sol en lui expliquant l’importance de l’indépendance de la femme.  Selon elle, cette pauvre « Valou » serait une trop gentille fille et elle s’est mis en tête de la rendre plus indépendante.

Il faut dire, qu’avec ses tenues dignes d’une princesse de la jet-set sur le retour, ses heures de cours de tennis privées, sa bonne-à-tout-faire, son jardinier personnel qui se déplace en Z4, ses vacances luxueuses dans des chalets à 10 000 euros la semaine à Gstaad … Constance, qui n’a jamais travaillé de sa vie, passe pour un modèle d’indépendance, surtout financière ! 

L’Histoire n’a pas été avare de ce genre de femme qui, pour l’argent, joue le rôle parfait de la ravissante idiote qui a réussit à faire tourner la tête des plus fortunés.

Comment ne pas songer à Charlotte Marguerite de Montmorency (ça rappelle un peu la chanson des Inconnus) qui, en 1609, alors fille d’une illustre famille nobiliaire, se met au service de Marie de Médicis. Cette dernière, femme d’Henri IV, va rapidement se rendre compte que la Charlotte séduit son illustre mari. Le roi de France, alors âgé de 57 ans, se met à courtiser Charlotte devenue  princesse de Condé, qui rit de bon cœur de ces empressements de barbon. Mais son mari, jaloux, quitte la Cour avec elle, l’emmenant en province. Henri IV les suit, et sous de multiples déguisements, tente d’approcher sa belle. Condé, fou de rage, emmène alors sa femme à Bruxelles, la plaçant sous la protection de l’Espagne, grande ennemie de la France ! Est-ce pour Charlotte qu’Henri IV déclare la guerre à l’Empereur en 1610 ? Toujours est-il que Charlotte, enfermée, surveillée, tente de s’évader, en appelle au roi de France, à sa famille, cependant que son époux s’est enfui à Milan, combattant pour le compte de l’Espagne.

Toute proportion gardée, on s’est toujours passionné pour ce genre d’histoire « hors norme » où l’homme âgé symbolise une sorte de père incestueux pour sa fille. Ainsi, me vient à l’esprit le roman de Vladimir Nabokov « Lolita » où le héros, Humbert Humbert, un homme d’âge mûr, raconte sa relation, notamment sexuelle, pendant 2 ans, avec Lolita qui avait 12 ans au début de leur relation. L’histoire est donc celle d’un pédophile, qui nous explique sa passion pour les « nymphettes», jolies jeunes filles de 12 à 14 ans.

Alors, c’est sur, Hervé n’est pas pédophile. Constance, du haut de ses 39 ans est bien consentante et tout à fait saine d’esprit et de corps. Alors malgré les regards stupéfaits, interrogateurs, narquois des convives, cette dernière se contrefout des jugements portés sur son couple et des avis sur sa relation « scandaleuse ». Mais, dans le fond, tout le monde y pense un peu : Les codes ont-ils vraiment changé ?

Charlotte

24 octobre 2012

La Juliette moderne

Publié par lescodesontchange dans Non classé

On se souvient tous  de l’histoire impossible de Roméo et Juliette pris entre les haines et les rivalités de leur famille … Mais aujourd’hui qui n’a pas dans son entourage, cette jeune fille qui semble désœuvrée, face à l’incompréhension de sa famille quant à son nouveau chéri … Laura est notre « cobaye » du jour.

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Laura, atypique boulangère de presque 30 ans, croque la vie à pleines dents. Certains diront que son métier se porte sur son physique : C’est vrai qu’elle est plutôt ronde et que deux généreuses miches viennent souvent encombrer les (trop) profonds décolletés qu’elle jette à la vue de ses clients.

Non pas qu’elle soit aguicheuse, non vraiment pas, mais c’est sa nature : elle aime la vie et veut le montrer à tous. Et au final, ses clients masculins reviennent plus pour son sourire et ses éclats de rire communicatifs que pour autre chose (enfin si, pour son pain, le vrai, quand même !).

Laura a pourtant connu des moments assez difficiles sentimentalement parlant : sa rupture avec Marc, jeune professeur agrégé de lettres classiques, a été une catastrophe.  Tout notre groupe adulait ce couple simple et mignon qu’ils formaient : malgré leurs différences de style et de vie, quelque chose d’invisible semblait les rapprocher plus que tout. C’est pourtant elle qui a décidé de le quitter car elle n’en pouvait plus de la relation étouffante qui les liait. Il lui a fallu des mois pour se remettre de cette page trop difficile à tourner dans son livre des amours.

Elle a alors fait défiler les pages, enchaînant les histoires courtes, d’un soir, d’une nuit, d’un lit : Serge, Thomas, Alix, Jack, Chris, … Beaucoup ont succombé à sa bonhomie franche et naturelle. Nous, bien sur, les couples bien rangés, on s’amuse à la taquiner quand elle vient nous voir : « Alors comment il s’appelle le dernier ?! » ; « « Ah, mais tu n’étais pas avec un Stéphane dernièrement ?? » ; … Mais, ses aventures sont aussi une manière pour les filles du groupe surtout de revivre une époque révolue, dont elle rêve en secret pour certaines.

Pourtant, dernièrement, un nom revient avec insistance : vous savez l’ami proche qu’elle a toujours côtoyé mais avec qui il ne se passera jamais rien de sérieux. Fayal, elle l’a rencontré, il y a un moment, pendant sa formation de boulangerie. Lui aussi est passionné par l’univers du pain (certains disent que ce sont les miches de notre Juliette moderne qui le passionnent depuis toujours). C’est donc tout à fait normalement qu’ils se sont rapprochés à nouveau, après la rupture avec Marc.

On a ainsi appris qu’il partait en week-end escalade dans le Vercors, puis en soirée sur Cannes, ou encore en vacances à Malte pour quelques jours. Mais Laura nous l’affirmait alors : « C’est juste un super copain … Bon on a couché une ou deux fois ensemble, mais pas plus ! ».

Mais finalement, les moments partagés se sont rapprochés et notre Juliette moderne a arrêté sa collection d’hommes d’un soir pour se consacrer à son nouveau chéri.  Si elle nous a rapidement avoué que finalement c’était plus que de l’amitié forte qu’elle vivait avec Fayal, elle nous a aussi dit pourquoi elle ne criait pas sur tous les toits sa relation : « Je crois que ma relation avec Fayal ne plaît pas à tous le monde, et surtout à mon père ».

Et bien oui, imaginez vous : Laura, issue d’une vieille famille catholique peu pratiquante certes, s’est jetée dans les bras de Fayal, issu pour sa part d’une famille d’immigrés maghrébins de religion musulmane.

Le père de Laura ne mâche pas ses mots sur la nouvelle relation de sa fille et ne perd jamais l’occasion de lui faire, l’air de rien, une remarque  déplacée : « Comment il s’appelle déjà ton nouveau ? Farid ? Ah oui, Fayal … Il faut reconnaître qu’il a pas un nom facile. » ; « Eh sinon, il mange du porc ? Ah bon, il en mange, mais c’est pas un vrai musulman alors ?! » ; « Fais quand même attention ma fille, avec toutes ces histoires qu’on entend de filles embarquées de force dans leurs pays … Méfie toi ! ».

Du coup, Laura ne veut pas présenter Fayal à sa famille, sentant que ce moment risque d’être délicat, voir destructeur, pour leur couple naissant. Elle préfère le présenter à ses amis, les vrais, qui acceptent les différences et préfèrent la voir heureuse et épanouie.

Les relations difficiles, où les familles se mêlent des histoires d’amour de leur progéniture, sont très présentes dans la littérature (Tristan et Yseult, Paul et Virginie, … ) mais aussi dans l’histoire : On se souvient ainsi des nombreux mariages arrangés entre familles royales pour sceller la paix ou récupérer des terres. Louis XIII, jeune roi à la sexualité questionnée, se retrouve ainsi marié à Anne d’Autriche, selon la volonté de sa régente de mère Marie de Médicis qui souhaitait un rapprochement entre la France et l’Espagne. Leur nuit de noces est une catastrophe : la légende dit que les nouveaux roi et reine « s’accouplent » devant un parterre de proches qui voulaient être certains que le mariage a bien été consommé. Au final, le futur Louis XIV, premier enfant du couple, va naître 23 ans après leur mariage.

Laura, notre Juliette moderne est donc confrontée à un problème plus ancien : l’intolérance. Heureusement, et le dicton se vérifie, elle peut compter sur ses amis, qui sont « une véritable famille dont on a choisi les membres ! ». Membres choisis ou pas, la question reste présente : les codes ont-ils changé ?

César

17 octobre 2012

La pie médisante

Publié par lescodesontchange dans Non classé

Ce soir, tout en remuant notre ratatouille maison, je posais une question à César : n’as-tu jamais eu dans ton entourage de personne qui, plutôt que d’entrer dans l’art de la conversation, préfère celui de l’hypocrisie ou de la médisance ? Laissez moi vous présenter Viviane.

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Viviane est une « amie » de boulot. Râleuse chronique, elle aime avant tout se prouver, et prouver aux autres qu’elle est la meilleure. Dans son boulot, elle n’est pas celle par qui arrive « la bonne ambiance ». Non, au contraire : alors qu’elle a tout juste une petite vingtaine d’années, elle n’a réussi qu’à sympathiser avec Renée,  la comptable acariâtre et antipathique de la boîte.

Le midi, Viviane est toujours la première à critiquer un-tel ou une-telle, à jacasser sur l’absence de rigueur de tel employé. Car ce qui importe à Viviane, c’est la rigueur. Les clients, il « faut les cadrer » : c’est à ça qu’on voit une bonne gestionnaire ! Foutaise !

Malgré l’antipathie qu’elle inspire, Viviane et sa clique pensent toujours détenir la bonne façon d’agir, et les autres, ben forcément, ils se trompent. Alors s’il y a bien un domaine où notre volatile excelle, c’est dans l’art d’écraser les plus faibles. Non pas de façon directe, elle est bien trop perfide et fourbe pour cela mais insidieusement. Et, en ce moment, sa bête noire c’est Marie.

Marie, jeune DRH tout juste parachutée dans notre service suite à la défection de notre ancienne directrice, débarque tout juste de sa Normandie natale. Mais Viviane et ses volatiles acolytes ne lui passent aucune « boulette » : un papier envoyé avec un jour de retard ? « Quelle sotte cette nouvelle dirlo » ; un changement minime au sein de l’organisation … La fronde se met en route !  Alors moi, bonne poire, dans un souci de régler les conflits, je tente de raisonner la pie médisante : « Mais plutôt que de ruminer, pourquoi ne vas-tu pas voir directement Marie pour crever l’abcès ? ». Ce à quoi, Viviane, toujours aussi agréable,  se contente d’un air dédaigneux de sourire et de tourner les talons. Cause toujours, tu m’intéresses… Ca m’apprendra à vouloir changer le monde !

Mais avec elle, j’en découvre de pire, jour après jour. Comble du comble, là où notre pie médisante s’évertue sans vergogne à déverser son fiel : c’est sur les réseaux sociaux. Quelle ne fut pas ma surprise, de découvrir ce soir, en zappant sur un célèbre réseau social au fond bleu foncé, notre Viviane qui vilipendait ouvertement sur Marie ! C’est bien la première fois qu’elle fait quelque chose ouvertement ! Mais, bien évidemment, elle sait que notre directrice ne pourra accéder à son profil …

Alors pourquoi ces réactions puériles et stériles ? Il semblerait que critiquer par derrière soit plus simple que de sa lancer dans une conversation. Pourquoi s’embêter à discuter alors qu’il est si aisé et plaisant de critiquer, de faire des messes basses ? Viviane ne s’en prend d’ailleurs pas qu’ à une seule personne ; Eve, charmante quadragénaire sympathique et à la vie sociale bien remplie, est aussi pour notre pie une cible de choix. Il faut dire, que mise à part Renée et Chantal (la troisième pie comparse), Viviane n’a pas beaucoup d’ami(e)s. Sa vie sentimentale est aussi réduite à peau de chagrin. Alors son boulot ou plutôt les critiques au boulot, c’est son dada, une sorte de besoin vital. Peut être est-ce aussi une façon de vivre une vie par procuration ? Et puis, quelque part, c’est tellement facile de critiquer plutôt que de proposer des solutions !

L’Histoire nous a montré que ce genre de personne est légion depuis longtemps. Les coups bas, les rumeurs, les hypocrisies ont toujours existé et ce serait une réelle lapalissade que de s’en contenter. Cependant, ce qui importe, et même dans l’entourage des Grands de ce monde, c’est leurs capacités à savoir passer outre ces hypocrisies. Louis XIV, entouré dès la mort de son père en 1635, par des hordes de perfides personnages prêts à le critiquer et à tenter de le chasser du trône, a su au contraire faire de cette animosité ambiante une force pour devenir le Roi Soleil adoré, craint et vénéré en son temps. Ces années forgèrent les armes à ce futur monarque absolu. La majorité officielle du roi, en 1651, il a treize ans, change la nature de la Fronde. Les atteintes deviennent des « crimes lèse-majesté » et en décembre 1652, il fait arrêter le cardinal de Retz, un des chefs de la Fronde des Princes.

Finalement, en restant totalement objective, je crois que je peux dire que je hais ce genre d’individus et je déplore d’avoir à me poser la question rituelle que je tournerai ainsi : Les codes ne devraient-ils pas un peu changé ?

Charlotte

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